Ils sont entrés dans l’Histoire à reculons. À la file indienne. Le 7 octobre 2023, pendant que le monde encaisse un massacre, LFI s’installe dans un silence méthodique.
Pas de condamnation. Pas d’ennemi. Juste une “offensive armée” décrite comme on évoquerait une dégradation de muret.
Le mot “terroriste” ? Éjecté. La morale ? Mise en jachère.
Et ce n’était que le début.
Pendant les mois qui suivent, LFI s’applique à affiner ce qu’on appelle, faute de mieux, sa ligne : une poésie de l’évitement. Refuser de dire, pour ne pas devoir penser. Nuancer au maximum, jusqu’à ce que les faits deviennent concepts, et les concepts des zones grises sur lesquelles ils surfent avec assurance.
Bompard édulcore, Obono théorise, Guiraud inverse les rôles, Panot s’emmitoufle dans le droit international comme dans un plaid idéologique. Et Rima Hassan, elle, transforme chaque plateau télé en masterclass de relativisme calibré. Ils n’expliquent plus le réel : ils le reformulent.
Vous aviez aimé la Partie 1 ? Bienvenue dans la Partie 2 de cette trilogie insoumise : là où le silence devient posture, la confusion devient stratégie, et la morale… trop encombrante pour monter à bord.
7 octobre 2023 – Le Hamas massacre, LFI temporise

Il est des jours où l’histoire exige des mots nets. Clairs. Incontestables. Le 7 octobre 2023, plus de 1 200 civils israéliens sont massacrés dans une offensive d’une barbarie assumée, revendiquée, filmée. Et pendant que le monde retient son souffle, La France Insoumise, elle, le relâche… en soupir.
Pas un mot sur le Hamas. Pas une ligne sur le massacre. Juste un communiqué au ton atone, parlant de « violences en cours » comme s’il s’agissait d’un banal désaccord frontalier. LFI appelle à un cessez-le-feu sans désigner l’agresseur, et qualifie les terroristes de simples « forces palestiniennes ».
On espérait une boussole morale. On a eu un compas cassé.
Jean-Luc Mélenchon, fidèle à sa stratégie du dos-à-dos moral, se contente de tweeter un équilibrisme verbal : il déplore « toutes les violences déchaînées contre Israël et en Palestine ». Une façon de mettre sur le même plan des civils égorgés et des bâtiments bombardés en représailles. Le bon vieux réflexe du ni-ni, cette équivalence paresseuse où tout se vaut et rien ne choque vraiment.
Mais cette fois, même les oreilles les plus militantes grincent. Dès le lendemain, le gouvernement dénonce une « ambiguïté révoltante », une manière « de masquer une forme d’antisémitisme » derrière l’antisionisme.
Le PS, EELV et le PCF crient « inexcusable ». Et pour la première fois, la gauche elle-même trace une ligne rouge. Une vraie. Les socialistes suspendent leur participation à la NUPES et exigent des « clarifications ».
Chez LFI ? On préfère le mutisme tactique. Ou les contorsions langagières. Mais certains, comme François Ruffin ou Alexis Corbière, prennent leurs distances. Ils parlent, eux, d’attaque terroriste. Une évidence que leur mouvement refuse encore d’énoncer.
Le verdict est là : ce refus obstiné de nommer et condamner le Hamas a créé un schisme. Politique. Moral. Et profondément révélateur : chez LFI, la solidarité avec le peuple palestinien sert trop souvent de paravent à une incapacité pathologique à dire l’évidence quand elle dérange leur récit.
Sources : Radio France, La France Insoumise, BFMTV
9 octobre 2023 – Yallah Gaza, ou les ricanements comme réponse à l’horreur

Deux jours après un massacre, alors que le monde compte ses morts et peine à déglutir, deux députées LFI – Ersilia Soudais et Charlotte Leduc – tiennent à maintenir la projection d’un documentaire pro-palestinien à l’Assemblée. « Yallah Gaza« .
Un titre en fanfare militante, pour un moment de cinéma aussi mal calé qu’un feu d’artifice en pleine veillée funèbre.
Les invités ? Une brochette engagée, dont Mariam Abou Daka, figure du FPLP – organisation classée terroriste, mais qu’on préfèrera ici appeler « militante », pour des raisons de confort sémantique. Devant le tollé, la projection est repoussée sine die.
Un échec ? Non, un teaser.
Le 23 novembre, dans l’émission « Paroles d’honneur« , Soudais revient sur la polémique, hilare. Et là, entre deux gloussements de soulagement stratégique, elle enfile les petites piques comme des perles : Meyer Habib ? Caroline Yadan ? Cibles de ricanements. L’interdiction d’Abou Daka ? Motif de moquerie. À l’entendre, l’idée même de s’indigner relève de la comédie, et leur propre irresponsabilité devient une performance d’audace.
Non non, ce ne sont pas des rires, ce sont des ricanements. De ceux qui grattent les tympans et blessent le sens commun. Qui transforment une scène politique en bac à sable idéologique. De ceux qui donnent la nausée même à gauche, où plusieurs voix s’élèvent, stupéfaites par ce mélange d’aveuglement militant et de désinvolture glaçante.
Car ces ricanements-là ne sont pas innocents. Ils sont l’écho d’une posture : celle d’une gauche insoumise qui, à force de fuir la complexité, finit par s’enfermer dans une logique de complaisance active. Le sourire aux lèvres, les œillères bien fixées, et la morale rangée au vestiaire.
Sources : Le Figaro, Assemblée Nationale
10 octobre 2023 – Debout, muets, et coupables de syntaxe : LFI face à l’indicible

C’est une scène qu’on n’oserait pas écrire dans un roman, de peur d’être accusé de caricature. L’Assemblée nationale, debout, grave, digne. Une minute de silence pour les victimes israéliennes du 7 octobre. Tous applaudissent le discours de Yaël Braun-Pivet. Tous… sauf les députés LFI.
Ils se lèvent, bien sûr. Mais restent figés.
Pas un geste, pas un applaudissement. Juste une présence inerte, pesante, comme une déclaration implicite. À croire qu’il faut une discipline quasi militaire pour ne pas prononcer un mot, ne pas applaudir un mort.
Interrogé, Manuel Bompard improvise un rideau de fumée : « Le soutien doit être total à la population israélienne, mais pas inconditionnel à l’État d’Israël. » Traduction : compassion calibrée, solidarité géopolitique, émotion sous condition suspensive.
Le même jour, Mathilde Panot manie l’euphémisme comme d’autres manient le sabre : « branche armée du Hamas responsable de crimes de guerre ». Pas un mot de plus.
Le mot “terroriste” ? C’est pour les autres. Chez LFI, même l’horreur a droit à son filtre lexical.
Et c’est là que le drame commence. Le Hamas est-il une organisation terroriste ? Question simple, QCM moral. Mais LFI choisit l’épreuve de style. Une réponse sans réponse. Une indignation à géométrie variable. Même Olivier Faure, d’ordinaire zen comme un moine tibétain sous Xanax, finit par craquer : « Inacceptable. Le Hamas est une organisation terroriste. » Jérôme Guedj embraye : LFI, dit-il, légitime par son silence.
Dans les coulisses, ça tousse. Même chez les Insoumis. Mais Jean-Luc Mélenchon, fidèle à son tango verbal, garde le cap : Israël partout, le Hamas nulle part.
La ligne rouge ? Ne pas la nommer.
Car chez LFI, le langage est un refuge. On parle de « crimes de guerre », d’« actes de terreur », jamais de terrorisme. Le mot est évité comme s’il portait la peste. Et c’est logique : en le prononçant, il faudrait choisir un camp. Rompre l’ambiguïté. Quitter la posture.
Le problème ? Le scandale n’est pas lexical. Il est moral.
Refuser de désigner le mal, c’est l’absoudre par omission. C’est faire de la sémantique une stratégie. De la prudence, une doctrine. Et de la rhétorique, une planque.
Mais les mots ont une mémoire. Eux, n’oublient pas.
Sources : Assemblée Nationale, Le Figaro, Huffington Post, LCP
11 octobre 2023 – Bompard et la phobie du mot “terroriste” : une démonstration de style

Manuel Bompard, coordinateur général de l’ambiguïté insoumise, entre en scène sur France Info.
Le Hamas ? Il refuse toujours de le qualifier d’organisation terroriste. Il préfère un exercice de style : « Le Hamas est une organisation qui a commis samedi des actes qui visent à semer la terreur ». Puis, dans un mouvement de transition rhétorique aussi fluide qu’un communiqué du Quai d’Orsay, il ajoute que ces actes « s’apparentent à des crimes de guerre » — bien plus confortables à traiter juridiquement, paraît-il.
La stratégie est claire : fuir le registre politique du terrorisme pour se réfugier dans celui, prétendument neutre, du droit international. C’est moins explosif, « plus défendable en commission », et surtout, ça évite de prendre position trop frontalement contre ceux qu’on veut encore considérer comme des acteurs « du conflit ».
Cette ligne isolée devient un véritable caillou dans la chaussure de la gauche. Le 19 octobre, au Parlement européen, une résolution condamne « les attaques terroristes abjectes du Hamas ». Adoptée massivement, elle reçoit le soutien de toute la gauche… sauf des eurodéputés LFI, qui s’abstiennent ou votent contre.
Mélenchon, jamais à court de vengeance numérique, attaque Raphaël Glucksmann sur X, l’accusant d’avoir « refusé le cessez-le-feu ». Glucksmann réplique immédiatement : « Nous ne bégayons pas, nous, pour qualifier d’organisation terroriste le Hamas. Nous avons une boussole. »
Voilà, tout est dit. Pendant que certains cherchent des mots justes, d’autres évitent les mots justes. Bompard et les siens ne semblent pas perdus. Ils avancent droit.
C’est juste que leur boussole n’est pas magnétique. Elle est idéologique.
Sources : L’Opinion, Le Figaro, Huffington Post, Le Parisien
17 octobre 2023 – Obono et le mot de trop : résistance ou révisionnisme ?

Dix jours après le 7 octobre, alors que les images du massacre hantent encore les rétines, Danièle Obono choisit son moment. Invitée sur Sud Radio, face à un Jean-Jacques Bourdin qui appuie là où ça fait mal, la députée LFI finit par céder : « Le Hamas ? Oui. C’est un mouvement de résistance qui se définit comme tel. »
Et là, tout part en vrille. Obono déroule, imperturbable : le Hamas, c’est « un groupe politique islamiste avec une branche armée », « une composante du paysage politique palestinien », et surtout « un mouvement qui résiste à une occupation ».
Pas un mot sur les civils massacrés, les enfants tués, les otages. Le 7 octobre devient un point de suspension.
Réaction immédiate de Gérald Darmanin sur X, avec la délicatesse d’un coup de massue : « Le Hamas, un mouvement de résistance ? Non ! C’est un mouvement terroriste. » Dans la foulée, il saisit le procureur de la République pour apologie du terrorisme. L’Élysée valide, et pour la première fois, une députée en exercice se retrouve visée par une enquête préliminaire pour ses propos. Climat glacial dans l’hémicycle.
Chez LFI, on crie à la censure, à la criminalisation de la parole, à l’autoritarisme judiciaire. Obono ? Elle maintient ses mots. Et en janvier 2025, elle jubile : l’enquête est classée sans suite. Pas de poursuites. Juste un grand malaise laissé en héritage.
Le plus sidérant n’est pas le signalement. C’est qu’à aucun moment, chez LFI, on n’a jugé utile de corriger le tir. De dire simplement : non, la résistance ne commence pas par l’égorgement. Non, tous les combats ne se valent pas. À la place, on a préféré défendre le droit à l’ambiguïté… jusqu’à l’absurde.
Sources : Le Monde, France Info, LCP, Le Parisien, RMC, Sud Radio
10 novembre 2023 – David Guiraud, ou quand la théorie du complot devient carte de visite

Il fallait bien un représentant de LFI pour oser le sketch complotiste en public, à l’étranger, en plein cataclysme moral. Et comme souvent quand il s’agit de percuter la décence, c’est David Guiraud qui décroche la médaille.
10 novembre, Tunis. En conférence, le député insoumis balance, sourire en coin : « Le bébé dans le four, ça a été fait par Israël, la maman éventrée, ça a été fait par Israël ! » Une déclaration flanquée d’un air sarcastique, censée dénoncer la « propagande de guerre ».
En vrai ? Un glissement rhétorique hallucinant, où les atrocités du Hamas deviennent – suggestion subtile – des mensonges israéliens.
Les mots claquent, la vidéo explose, et avec elle, le peu de crédit que Guiraud pensait encore avoir en dehors de son fan club. Car ce ne sont plus des critiques, ce sont des accusations de négationnisme soft et de complotisme habillé en anticolonialisme.
La technique est vieille : on s’indigne contre l’indignation, on accuse ceux qui montrent les preuves d’être les vrais coupables.
Mais Guiraud ne s’arrête pas là. Il récidive quelques jours plus tôt sur BFMTV en refusant de marcher contre l’antisémitisme, parce que – bien sûr – la marche serait une opération de « normalisation du nettoyage ethnique » à Gaza.
Chez LFI, toute dénonciation d’un racisme spécifique doit impérativement passer le checkpoint de la géopolitique.
Résultat : les médias le désignent comme le totem de la dérive. Même Le Journal du Dimanche y voit clair : en niant ou en inversant les responsabilités du Hamas, Guiraud franchit une ligne que même ses collègues commencent à éviter à reculons.
Ce n’est plus de la radicalité, c’est du chut business. Une manière de clamer qu’on dérange, alors qu’on radote. D’exister médiatiquement, non pas en nommant le réel, mais en le retournant comme une veste déjà élimée.
Chez Guiraud, la parole politique n’est plus un engagement : c’est un slogan plaqué sur un écran de fumée.
Sources : La Dépêche, L’Express, Marianne, Quotidien, Le Figaro, L’indépendant, Le Parisien, Sud Ouest
Fin 2023 – Rima Hassan : légitimités flottantes et silence stratégique en eau trouble

Il fallait une nouvelle recrue pour enfoncer le clou du relativisme. Une voix fraîche, télégénique, bien huilée pour les plateaux. LFI a trouvé son égérie : Rima Hassan, eurodéputée et diplômée en indignation calibrée.
Dans un monde où les mots pèsent, Hassan, elle, les lance comme des pavés. À la fin de l’année 2023, elle déclare que « le Hamas a une action légitime du point de vue du peuple palestinien occupé ».
Phrase ciselée avec l’élégance d’un tract à moitié brûlé : ni totalement mensongère, ni franchement condamnable, mais assez floue pour justifier l’indicible.
Résultat : tollé immédiat, même chez les alliés de gauche.
Chez LFI ? On dégaine la boîte à excuses. « Légitime ne signifie pas justifié », assure-t-on en interne. Ce qui revient à dire : « On ne cautionne pas, on comprend juste très fort. » Une acrobatie sémantique digne d’un championnat d’apnée morale.
Et pendant que les eurodéputés rament dans le flou lexical, Jean-Luc Mélenchon continue son marathon du non-dit.
Le Hamas ? Jamais nommé. La marche contre l’antisémitisme ? Le 8 novembre, il la torpille en ligne, qualifiant ses participants d’« amis inconditionnels du massacre » à Gaza.
La cible ? Toujours Israël. Le Hamas ? Une ombre, un bruit de fond.
Chez LFI, on préfère condamner « les crimes contre les civils » au pluriel, flou artistique oblige. C’est une sorte de politesse diplomatique envers la barbarie, pour ne pas fâcher l’aile radicale.
La vraie priorité, ce n’est pas l’horreur du 7 octobre, c’est le récit. Et dans ce récit, Israël est coupable par principe, le Hamas est juste un paramètre gênant, à minimiser.
Le résultat de cette ligne ? Une fracture béante à gauche. Et une étiquette désormais difficile à décoller : celle de compagnons de route de l’islamisme armé. Non pas parce qu’ils l’approuvent explicitement – ils sont bien trop prudents pour ça – mais parce que, par omission, par glissement, par calcul, ils offrent un halo de respectabilité à ceux qui tuent au nom d’un combat.
Chez LFI, l’indignation est une boussole. Malheureusement, elle pointe toujours dans une seule direction. Et jamais vers les victimes.
Sources : Le Monde,Libération, Ouest France, France Info, RTL, Arrêt sur Images, Causeur
30 avril 2024 – Panot, Hassan, et la police antiterroriste : l’insoumission en audition

C’est un fait inédit sous la Ve République : en pleine campagne des européennes, deux figures de LFI se retrouvent convoquées par la Sous-direction antiterroriste.
Les chefs d’inculpation ?
« Apologie du terrorisme« . Oui, rien que ça.
Mathilde Panot est convoquée à Paris, dans le cadre d’une enquête sur le fameux communiqué publié par LFI le 7 octobre 2023. Celui-là même qui parlait d’« offensive armée de forces palestiniennes » tout en dénonçant « l’intensification de l’occupation israélienne ». Une œuvre de sémantique diplomatique si lisse qu’on aurait cru lire un rapport de l’ONU version réécrite par un comité de rédaction de science-poétiques.
La question du parquet : cette tournure est-elle une minimisation du terrorisme ? Ou une justification ?
En parallèle, Rima Hassan est, elle aussi, convoquée. Toujours pas élue, mais déjà dans le viseur de la SDAT pour une déclaration de novembre 2023 dans laquelle elle estimait que « le Hamas mène une action légitime ». Selon elle, la vidéo virale a été tronquée, et elle présente à la police une version complète où elle qualifie bel et bien les attaques du 7 octobre de « crimes de guerre ».
Mais le fait est là : deux têtes d’affiche LFI, deux auditions pour apologie du terrorisme. Une situation sans précédent. Pour LFI, c’est « une fuite en avant sans précédent de l’exécutif », une instrumentalisation judiciaire contre les voix dissidentes propalestiniennes. Pour d’autres, c’est le prix à payer quand on flirte sans retenue avec les zones grises du discours public.
Les enquêtes resteront ouvertes plusieurs mois avant d’être classées sans suite début 2025. Entre-temps, le doute aura fait son œuvre. Pas de condamnation, certes. Mais la justice, elle aussi, a désormais une trace de l’ambiguïté politique façon LFI. Et c’est cette trace-là qui, au fond, marque une époque.
Sources : Le Monde, Public Sénat, France Info, Libération, Le Figaro, Mediapart, Sud Radio, France 24, TF1
Novembre 2024 – Apologie du flou : quand LFI veut abroger le délit d’apologie du terrorisme

Comme si les ambiguïtés, les contorsions et les ricanements ne suffisaient pas, LFI décide de donner une base légale à sa stratégie du silence éloquent.
En novembre 2024, le groupe dépose une proposition de loi visant à abroger purement et simplement le délit d’apologie du terrorisme, au motif qu’il « entraverait la liberté d’expression« .
Une initiative portée par Ugo Bernalicis et applaudie en coulisses par les habituels champions du « mal-compris médiatique ».
À les entendre, ce délit serait devenu un outil de répression contre les militants, journalistes, syndicalistes — bref, toute personne assez zélée pour flirter avec les marges de la légalité dans ses envolées verbales
Évidemment, Rima Hassan, tout juste sortie de son audition pour… apologie du terrorisme, elle aussi, observe tout cela avec une sérénité déconcertante. Elle pourrait presque faire la voix off du projet de loi : « En finir avec les lois qui nous empêchent d’être mal compris en paix. »
Ce texte suscite une déflagration politique, de la majorité à la gauche républicaine, en passant par tous ceux qui se souviennent encore du 7 octobre.
Les critiques fusent : proposition ignoble, infamie législative, offense aux victimes.
LFI ? Dénonce une « agression venue de l’extrême droite servilement reprise par les médias ».
La boucle est bouclée : après avoir frôlé les limites avec leurs mots, les insoumis veulent désormais redessiner la carte. Le message est clair : ce n’est pas la complaisance qu’il faut corriger, c’est la loi qui ose la pointer.
Sources : Assemblée Nationale, Actu-Juridique, Le Monde, TF1, France 24, Marianne
27 février 2025 – Rima Hassan récidive : droit international, vernis et verbiage

Comme à son habitude, elle entre sur le plateau comme d’autres déposent plainte : sûre d’elle, épaules droites, les yeux pleins d’assurance doctrinale. Rima Hassan, eurodéputée LFI et prêtresse officielle du relativisme calibré, vient faire sa tournée médiatique sur Sud Radio. Le thème du jour ? Le Hamas, évidemment. Sujet fétiche. Sujet à caution.
Face à elle, Jean-Jacques Bourdin, vieux briscard de la phrase qui gratte. Il ne mâche pas ses mots, elle non plus. Et là, sans ciller, elle lâche ce missile rhétorique :
« Le Hamas a une action légitime du point de vue du droit international. »
Boum. C’est posé. Clinique. Glacé. Avec le sérieux de quelqu’un qui pense qu’une résolution de l’ONU de 1974 peut tout justifier, y compris l’innommable.
Elle précise ensuite qu’on ne peut pas “tout” justifier. Les otages ? Mauvaise idée. Le 7 octobre ? Des “crimes de guerre”. Merci pour l’euphémisme. Mais le mal est fait : l’action est légitime, la méthode non. En résumé : l’incendie est acceptable, mais pas la façon d’allumer l’allumette.
Et là, le réel s’énerve.
Retailleau, ministre de l’Intérieur, sort l’artillerie lourde : signalement pour apologie du terrorisme. Puis vient David Lisnard, qui active l’article 40 avec la discrétion d’un klaxon dans une bibliothèque :
« Elle légitime littéralement le Hamas. Donc les meurtres, les viols, les otages. »
Même le CRIF entre dans le ring :
« Le verbiage de Rima Hassan n’a qu’un objectif : nier, minimiser, légitimer les atrocités du Hamas. »
Et franchement, quand le CRIF commence à tutoyer sur X, c’est rarement pour envoyer des fleurs.
Mais ce n’est pas fini. Une semaine plus tard, 94 sénateurs (oui, même les socialistes fatigués) signent une lettre pour demander la levée de son immunité parlementaire. Traduction : assez joué. Assez d’ambiguïté. Assez de “c’était hors contexte”. Même l’UE, d’habitude championne des rapports tièdes et des sanctions molles, s’interroge :
Peut-on vraiment tolérer ça dans l’enceinte parlementaire européenne ?
Et Rima ? Silence radio. Plus de studios, plus d’écharpe militante. Juste un retrait stratégique, pendant que LFI crie au maccarthysme insoumis.
Mais on le sait tous : ce n’est pas une chasse aux sorcières. C’est un constat.
À force de jongler avec les mots, elle a fini par s’éborgner avec sa propre syntaxe.
Sources : Sud Radio, Le Monde, Ouest France, TF1, Le Parisien, Le Figaro, Libération, La Dépêche, Arrêt sur Images,
Juin 2025 – Flottille, fanfaronnades et faux humanitarisme : le dernier tour de Rima

On pensait que Rima Hassan allait se faire discrète après ses joyeusetés sur Sud Radio et la demande de levée d’immunité parlementaire. Mais non. Trop mainstream.
Elle choisit plutôt de monter à bord d’un yacht pseudo-humanitaire direction Gaza, histoire de faire des stories entre deux “analyses géopolitiques”.
Officiellement, c’était une flottille pacifique. Un bateau pour briser le blocus de Gaza. De l’humanitaire façon Caraïbes idéologiques.
En vrai ? Un casting sponsorisé par le trouble, et un script écrit à l’avance, entre les bureaux de Doha et les studios d’Al Jazeera.
Objectif ? Pas d’apporter des sacs de farine. Non. Attirer des caméras et montrer une nouvelle fois la « cruauté incomparable » d’Israël. Mission accomplie.
Aux manettes ? Zaher Birawi. Personnage discret, mais efficace. Figure du Hamas en Grande-Bretagne, président d’une “Commission contre le siège de Gaza” — un intitulé suffisamment flou pour glisser sans encombre sur un tarmac européen. Sur plusieurs clichés officiels, on le retrouve tout sourire aux côtés d’Ismaïl Haniyeh, leader historique du Hamas. Une proximité qui ne doit rien au hasard.
C’est lui, le vrai capitaine du navire. Et pas pour la logistique. Non : pour le story-board. En 2017 déjà, dans une interview au journal du Hamas (Felesteen), il disait tranquillement :
« Le véritable succès de nos missions, c’est l’attention médiatique qu’on suscite. »
Traduction : on n’est pas là pour livrer du riz. On est là pour livrer du narratif.
À bord, un casting de rêve : À commencer par Thiago Ávila, Brésilien écolo et crooner révolutionnaire. Guitariste à ses heures, mais surtout fan de Hassan Nasrallah. Dans une vidéo, il scande, comme une bande-son d’un vieux clip de propagande :
« Allah est grand ! Mort à Israël ! Mort à l’Amérique ! Gloire à l’islam ! »
De la diplomatie musicale, donc.
Côté français, on retrouve Pascal Maurieras, marin CGT et habitué du circuit. Déjà tenté une flottille en 2018 — parce que rien ne dit “lutte syndicale” comme une croisière militante sous pavillon flou.
Autre spécimen : Réva Viard, mélange explosif de zadiste, soutien des Soulèvements de la Terre et groupie écolo de Greta Thunberg. C’est Greta, justement, qui embarque aussi. Et qui, au passage, traîne avec elle Yasemin Acar, activiste allemande croisée à Berlin… le 7 octobre 2024, jour de pogrom — pardon, jour de « mobilisation pour la Palestine ». Acar ? Elle défend ouvertement le Hamas, frontalement, sans détour, comme on assume un slogan. Pas une erreur, une posture.
Pour garantir le spectacle ? Omar Faiad, journaliste d’Al Jazeera, en embuscade caméra au poing. Objectif : filmer l’arrestation par Tsahal comme s’il couvrait Cannes. Parce qu’on est dans le récit, pas dans l’aide humanitaire. Il fallait du buzz, pas du blé.
Mission accomplie, pas un seul sac de riz livré et pas un seul enfant sauvé.
À la production ? Nicole Jenes, influenceuse de la colère calibrée TikTok. Spécialiste des pastilles anti-Israël pseudo-comiques, elle appelle à « libérer les otages », mais attention : elle parle de l’équipage de la flottille, pas des Israéliens enlevés par le Hamas. Nuance.
Et pour finir, la cerise sur le bateau : notre chère humaniste en chef, Rima Hassan. Elle ne commande pas, elle ne rame pas, elle ne distribue rien — mais elle est là. Drapée dans sa légitimité de députée européenne fraîchement élue, figée au centre du cadre comme un argument moral en mouvement.
Parce qu’à ce niveau de spectacle, le contenu ne compte plus. Ce qui prime, c’est l’image : une élue française, écharpe tricolore au vent, embarquée sur un navire diplomatiquement douteux, cap sur Gaza.
Car dans ce théâtre flottant, elle est le sceau tricolore tamponné sur une opération de communication pensée ailleurs, financée par d’autres, et motivée par tout sauf l’humanitaire.
La “flottille de la liberté” ? Un bateau rempli de militants trop occupés à se filmer pour savoir où ils vont. Trop épris de symboles pour voir qu’ils voguent en eau trouble, avec la complicité d’un armateur lié au Hamas. À la fin, Tsahal bloque le navire. Et tout le monde rentre. Sans Gaza. Mais avec une bonne dose de buzz et de likes.
Résultat : Rima Hassan, influenceuse institutionnelle de LFI, se retrouve, encore une fois, au cœur d’une opération téléguidée par une galaxie islamiste.
Et LFI ? S’étonne qu’on ose parler de “radicalisation politique”. Comme si embarquer sur un navire coordonné par les proches du Hamas n’était qu’un stage d’observation.
On croyait qu’elle avait disparu. Elle est revenue en bateau.
Et cette fois, c’est tout un Parlement qui rame derrière elle.
Sources : TF1, Le Point, L’Observateur, Le Figaro, Arrêt sur Images, Franc-Tireur, Unwatch, Reuters, MID.EAST Journal, Franc-Tireur, TheJC, Yasemin Acar, Vidéos : Yasemin Acar &Thiago Ávila pro Hamas
La stratégie est rodée. Le 7 octobre n’est plus qu’un prétexte.
Ce qui compte, c’est Gaza. Gaza matin, Gaza midi, Gaza tweet.
Le Hamas ? Jamais nommé. Israël ? Toujours désigné. Et entre les deux, un flou savamment entretenu où l’on confond justice pour les Palestiniens et indulgence pour leurs bourreaux.
Les apologies ? “Mal comprises”.
Les propos ? “Sortis de leur contexte”.
Les convocations judiciaires ? “Répression politique”.
On transforme la mise en cause en médaille de dissidence. On rebaptise la gêne en courage. On fait passer le soupçon d’antisémitisme pour une légitime colère contre un État. Et dans ce renversement permanent, chaque mot devient un piège sémantique qu’eux seuls prétendent maîtriser.
Mais voilà : à force de hurler “Gaza !” pour faire écran à tout le reste, LFI a fini par inverser la logique. Ce n’est plus Israël qu’ils dénoncent. C’est l’idée même d’un soutien à Israël, devenu synonyme d’aveuglement, de trahison, d’infamie.
La nuance ? Dissoute dans le militantisme algorithmique.
La République ? Reléguée au second plan, derrière l’agenda d’un combat qui ne dit jamais son nom, mais dont les cibles sont claires.
Et au bout de ce chemin tordu, il ne reste plus qu’un slogan — une ligne éditoriale masquée en morale, une invitation à l’hostilité masquée en indignation. Pas une défense de la cause palestinienne, mais une délégitimation obsessionnelle de l’existence même d’Israël. Un carburant à peine voilé pour toutes les haines.
Alors non, La France Insoumise n’est pas une “flottille” d’humanitaires.
Ce n’est pas une ONG. C’est une dérive politique.
Et nous, à Chronique Bleue, on ne confond pas tout. On ne met pas tout le monde dans le même bateau — surtout quand certains rament pour la République, et d’autres pour le Hamas.







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