Israël : La banalisation obscène du mot « génocide» : quand l’ignorance et la haine dictent le récit

Il y a des mots qui saignent quand on les dénature. « Génocide » en est un.

Ce terme, forgé après l’Holocauste pour désigner l’extermination méthodique d’un peuple, est aujourd’hui jeté à la figure d’Israël comme une insulte pavlovienne.
Sur TikTok, sur les plateaux TV, dans les cortèges de manifestations, des militants incultes l’agitent comme un « slogan TikTok », un hashtag d’indignation de salon.

« Génocide à Gaza ! » crient-ils, les poings levés, la tête vide. On scande « génocide » comme on dirait « sale État colonial », sans se demander une seule seconde ce que cela signifie, ni ce que cela implique.

Non, Gaza n’est pas Auschwitz. Non, Israël n’est pas le Troisième Reich.

Et ceux qui répètent cette absurdité comme des perroquets idéologiques sont les complices d’un obscurantisme nouveau : celui de la paresse intellectuelle, de la haine recyclée, du relativisme moral qui ose comparer Tsahal à des bourreaux.

Or il est temps de remettre les pendules à l’heure.


Génocide : un mot sacré, aujourd’hui prostitué et sali

Un génocide, ce n’est pas une guerre, aussi violente soit-elle. Ce n’est pas un affrontement asymétrique. Ce n’est pas une réponse à une attaque terroriste.
Un génocide, c’est la volonté délibérée d’anéantir un peuple dans son entièreté, pour ce qu’il est, non pour ce qu’il a fait.

C’est Auschwitz.
C’est le Rwanda en 1994.
C’est les Arméniens en 1915.

Ce n’est pas un raid aérien sur un quartier piégé.
Ce n’est pas une opération contre un groupe terroriste planqué sous un hôpital.
Ce n’est pas la guerre menée contre le Hamas à Gaza.

Parler de génocide quand Israël riposte au massacre du 7 octobre – plus grand pogrom de Juifs depuis la Shoah – c’est non seulement une insulte à la mémoire des vrais génocides, mais c’est aussi un acte de désinformation massive, souvent relayé par des influenceurs sans culture historique et des militants à l’idéologie viciée.

Quiconque ose mettre Israël dans cette liste est soit ignorant, soit manipulateur, soit les deux — une combinaison fréquente sur les réseaux sociaux.


Rima Hassan, Mélenchon et les imbéciles diplômés : la fabrique du mensonge

Qui sont les propagateurs de ce poison sémantique ? On les connaît :

  • Rima Hassan, experte TikTok en rhétorique victimaire et militante omniprésente, qui parle d’Israël comme d’un bourreau nazi en oubliant que le Hamas planifie et revendique l’assassinat de civils.
  • Jean-Luc Mélenchon, funambule du grotesque, tribun devenu caricature de lui-même, qui dénonce l’« apartheid » israélien mais ne souffle mot sur les roquettes tirées depuis des écoles et des hôpitaux.
  • Mathilde Panot – Présidente du groupe LFI, brandit le mot « génocide » à l’Assemblée nationale, exige des sanctions contre Israël, accuse Netanyahou d’une « volonté d’en finir avec le peuple palestinien », et refuse de qualifier le Hamas d’organisation terroriste. Quelle subtilité diplomatique.
  • Greta Thunberg – L’influenceuse climatique s’est transformée en guerrière pro-palestinienne. Récemment « kidnappée » pacifiquement par Israël après avoir dénoncé un « génocide en marche à Gaza » depuis le « yacht du selfie ». Elle condamne Israël sans même évoquer le massacre du 7 octobre ou le sort des civils israéliens.
  • Catherine Deneuve & 900 célébrités : signent une tribune dans Libération, dénonçant un « génocide »… mais esquivent soigneusement les massacres du 7 octobre (et le Hamas).
  • Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’ONU : publie un rapport intitulé Anatomie d’un génocide, affirmant que les opérations israéliennes constituent des actes de génocide et appelant au boycott des armes et à un cessez‑le‑feu immédiat . Bravo la nuance.
  • Roger Waters (ex-Pink Floyd) : qualifie l’attaque du Hamas d’« exagérée », provoquant accusations d’antisémitisme. Ça transpire la délicatesse intellectuelle .
  • 300 écrivains francophones (Slimani, McEwan, Despentes…) : exigent que le conflit soit nommé « génocide » — sur la base des rapports d’Amnesty, HRW, ONU… sans jamais citer les roquettes, le 7 octobre ou les otages .
  • Une nébuleuse d’« influvoleurs » TikTok à deux neurones, de pseudo-intellectuels et de commentateurs qui ne voient dans Israël qu’un coupable idéal, à abattre dans le théâtre mondialisé des indignations sélectives.


La guerre d’Israël : légitime, défensive, tragique

Israël ne cherche pas à exterminer un peuple. Israël cherche à démanteler une organisation terroriste, le Hamas, dont la charte appelle à la destruction pure et simple de l’État hébreu.

Ce combat est difficile, imparfait, parfois brutal – mais il est légitime.

  • Israël avertit les civils avant de bombarder.
  • Israël envoie de l’aide humanitaire, tout en étant attaqué.
  • Il cible le Hamas, pas les enfants. Même si le Hamas se cache derrière eux comme un lâche.

Et aujourd’hui, Israël fait aussi le sale boulot pour le reste du monde. Pendant que l’Europe tergiverse et que Washington rédige des communiqués, Israël frappe l’Iran.

Oui, ce même Iran islamiste où l’on pend les femmes qui refusent le voile, ce même Iran que Trump avait menacé de représailles s’il persistait à enrichir de l’uranium à des fins militaires.

Oui, ce même Iran que certains, dans une contorsion mentale spectaculaire digne d’un festival de mauvaise foi, applaudissent lorsqu’il bombarde Israël… tout en dénonçant, dans la même respiration, les frappes israéliennes à Gaza.

La cohérence ? Enterrée quelque part entre un tweet indigent et une pancarte bancale.

Donald Trump avait fixé un ultimatum clair à l’Iran : soixante jours pour cesser tout enrichissement d’uranium à usage militaire, sans quoi les conséquences seraient sévères. Un avertissement limpide, resté lettre morte.

Au 61e jour, parce que personne d’autre n’osait, Israël a agi. Froidement, fermement, il a lancé des missiles pour saboter le programme nucléaire iranien.

Pas par goût de la guerre – par nécessité vitale. Car ce que beaucoup oublient, c’est que l’Iran des Mollahs, soutien du Hamas, a juré l’anéantissement d’Israël. Ce n’est pas un fantasme, c’est un fait :

  • En 2006, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad appelait à « rayer Israël de la carte ».
  • En 2015, l’accord sur le nucléaire a tenté de freiner l’Iran… mais il a été vidé de sa substance.
  • En 2024-2025, l’Iran finance, arme et coordonne des attaques depuis Gaza, le Liban et la Syrie.

Et pendant ce temps, Israël est attaqué de toutes parts :

  • Au sud par le Hamas,
  • Au nord par le Hezbollah,
  • À l’ouest par des roquettes tirées depuis le Liban,
  • À l’est par des milices pro-iraniennes en Syrie et en Irak,
  • Et au sud-ouest par les Houthis du Yémen.

Une guerre sur cinq fronts. Une pluie de missiles. Et pourtant ? On l’accuse encore d’être l’agresseur.

Israël sait qu’il est seul, sur une ligne de front que l’Europe et l’Amérique n’osent plus défendre.

Israël ne massacre pas. Il tient, résiste, et parfois répond en frappant.

Parce qu’il n’a pas le luxe de se tromper.

Parce qu’il ne peut pas perdre.

Parce qu’il tente de survivre.


Mémoire courte, morale à géométrie variable

Les faits sont là.

  • 2005 : Israël évacue Gaza unilatéralement. Il n’y reste aucun soldat, aucune colonie.
  • 2006 : Le Hamas prend le pouvoir par les armes, exécute les opposants du Fatah, et transforme Gaza en base terroriste.
  • 2008, 2012, 2014, 2021, 2023 : Chaque guerre est déclenchée par des tirs de roquettes sur les civils israéliens.
  • 2023 : Israël signe des accords de normalisation (Accords d’Abraham) avec plusieurs pays arabes, montrant qu’il veut la paix, pas l’annihilation.
  • 7 octobre 2024 : 1 200 civils israéliens massacrés en une journée. Des femmes violées, des bébés brûlés vifs, des vieillards décapités. C’est cela, le Hamas.


Israël, le peuple de la mémoire, pas de l’effacement

Israël n’est pas parfait. Israël n’est pas toujours juste. Mais Israël n’est pas génocidaire.

Ce peuple qui a bâti une démocratie entouré d’ennemis, sous les bombes, ce peuple qui abrite des juifs, des chrétiens, des musulmans, des druzes, ce peuple veut exister, pas dominer et refuse de mourir une deuxième fois.

Il ne demande pas l’applaudissement, mais la vérité. Et un minimum de décence.

Ceux qui utilisent le mot « génocide » avec autant de légèreté que de haine, devraient avoir le courage d’ouvrir un livre d’histoire avant de salir la mémoire des vrais martyrs de l’humanité.

Une réponse à « Israël : La banalisation obscène du mot « génocide» : quand l’ignorance et la haine dictent le récit »

  1. Avatar de joyfullytalented9cff04fa7d
    joyfullytalented9cff04fa7d

    Quel texte extraordinaire…. extrêmement émouvant…..

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